Google ajoute 1 070 MW à sa centrale virtuelle Voltus dans PJM

Google a obtenu bien davantage de souplesse auprès du réseau électrique de PJM. Le 22 octobre, l'entreprise et Voltus ont annoncé que la centrale virtuelle de 100 MW convenue en juin va gagner 1 070 MW. Selon Utility Dive, Google paie Voltus pour rassembler des clients qui réduisent leur consommation lorsque PJM manque de capacité. Voltus prévoit d'atteindre sa pleine capacité dans trois à quatre ans, puis d'exploiter le programme dans le cadre du contrat avec Google jusqu'en 2040.

Ce qui entre dans le programme

Voltus regroupe la capacité de foyers, d'entreprises et de sites industriels. Le billet de Google cite les thermostats connectés, les batteries et les équipements industriels, et Utility Dive ajoute la production sur site ainsi que les ajustements des procédés industriels. Voltus présente cet ensemble sur le marché de PJM et, lorsque le réseau est tendu, demande aux sites inscrits de moins puiser. Les participants obtiennent une baisse de leur facture et des versements. Ni le communiqué de Voltus ni l'article ne donnent le montant du contrat, la répartition par type d'actif ni le nombre de sites.

Pourquoi cela se produit dans PJM

Utility Dive attribue la faiblesse des marges de fiabilité de PJM en grande partie à la demande des centres de données. Monitoring Analytics, l'observateur indépendant du marché de PJM, a indiqué en mars que les revenus de la réponse à la demande avaient progressé de 240 % entre 2024 et 2025, pour atteindre environ 523,5 millions de dollars, et que la réponse d'urgence en représentait 88 %. Voltus affirme que les participants peuvent gagner jusqu'à 350 000 dollars par MW et par an ; il s'agit de sa propre affirmation, et non d'une moyenne vérifiée.

Le calendrier n'a rien d'un hasard. Plus tôt ce mois-ci, la FERC a largement rejeté le plan « apporter sa propre nouvelle capacité » de PJM, qui aurait limité les grandes charges sans nouvelle capacité d'approvisionnement lorsque le réseau est sous tension (notre article). La réponse de Google consiste à acheter une capacité déjà existante côté demande, plutôt que d'attendre de nouvelles centrales.

Quelle place pour les groupes de secours, le cas échéant

Les sources ne disent pas si les groupes de secours font partie du portefeuille. La « production sur site » citée par Utility Dive pourrait les inclure, mais l'article ne le confirme pas. Un site équipé de groupes de secours qui reçoit une telle offre doit commencer par le permis d'émission, car les heures autorisées hors urgence et les limites d'essais déterminent ce qui peut être promis. L'arrêté du DOE qui a permis à PJM de faire appel à la production de secours du 13 au 16 octobre (notre article) était une mesure d'urgence ponctuelle et ne dit rien d'un arrangement commercial permanent.

Demandez par écrit à l'agrégateur quelle production est comptée, pendant combien d'heures par an et sous quel permis.

Sources : Utility Dive, Google, Voltus

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